Programme d'histoire de la 4e secondaire

Résumé de l’avis déposé au MEESR le 15 décembre 2015

Nous avons précisé qu’un programme chronologique sur deux ans est plus que bienvenu. Toutefois, nous constatons que la charge des apprentissages prescrits à l’intérieur du programme de la 4e secondaire est assez considérable.

À l’intérieur de cet avis, vous trouverez une appréciation générale, une analyse de chacune des quatre sections et nos suggestions en ce qui a trait à l’évaluation.

Mais surtout, ce qui constitue le cœur de notre avis, c’est que nous avons de nombreuses interrogations à propos de plusieurs éléments prescrits, des lignes du temps et de certains thèmes abordés.

Analyse des différentes parties

·         1840-1896 – La formation du régime fédéral canadien

Cette partie du programme est très chargée et ne peut être accomplie en totalité lors de la première étape. Nous avons suggéré un titre différent, soit La formation de la fédération canadienne.

Trois questions sur la précision des connaissances ont été posées sur les sujets précis tels que les Instabilités ministérielles, les Migrations et l’Agriculture de marché.

·         1896-1945 – Les nationalismes et le renforcement de l’autonomie du Canada

Cette partie du programme est très chargée et selon nous quelques éléments devraient être retirés. Nous avons proposé un titre différent, soit Les nationalismes et l’autonomie du Canada.

Quatorze questions sur la précision des connaissances ont été posées sur les sujets précis tels que Le Canada dans l’Empire britannique, le Nationalisme canadien-français, la Politique intérieure canadienne, la Deuxième phase d’industrialisation, le Mouvement syndical, la Vie rurale, l’Église et l’Éducation.

Il est apparu que la majorité des questions concernait surtout des nouvelles connaissances à enseigner qui ne sont pas au programme d’histoire actuel de 4e secondaire. Les enseignantes et enseignants consultés souhaitaient mieux cerner l’étendue de la connaissance à transmettre aux élèves.

·         1945-1980 – La modernisation du Québec et la Révolution tranquille

Nous avons suggéré deux titres différents, soit Le Québec d’après-guerre et la Révolution tranquille ou Vers la modernisation du Québec et la Révolution tranquille. Une fois de plus, nous constatons que le contenu de cette réalité est surchargé. Nous avons fait également une mise en garde quant à la peur que le Ministère pourrait avoir au regard de l’histoire de la politique au Québec à cette époque. Selon nous, les enseignantes et enseignants vont traiter de tous les partis politiques confondus, ainsi que de leurs chefs et ils dégageront l’héritage de ceux-ci sur l’évolution de notre société.

Onze questions sur la précision des connaissances ont été posées sur les sujets précis tels que les Rapports de force en Occident, l’Accroissement naturel, la Société de consommation, le Néonationalisme, la Protection de la langue française et les Autochtones.

Nous avons fait deux suggestions concernant cette partie du programme. Tout d’abord, ne pas parler de l’assassinat du ministre Pierre Laporte, mais plutôt de sa mort. Ensuite, au libellé de la connaissance Relations patronales-syndicales, que soient ajoutés à Conflits les termes et fronts communs. Nous avons aussi apporté des précisions quant à l’application de la formule Rand, arrivée au Québec en 1966, mais dont l’application généralisée s’est faite seulement en 1977.

·         1980 à nos jours – Le Québec à l’heure des choix

Le titre de cette réalité sociale a été décrié par les enseignantes et enseignants consultés. Nous avons proposé quatre titres différents, soit Le Québec à l’époque contemporaine, Le Québec contemporain, Le Québec moderne et Les enjeux du Québec moderne.

Notre plus grande revendication au sujet de cette partie est l’emploi du terme à nos jours qui nous apparaît inapproprié. Beaucoup d’éléments dans cette section ne relèvent pas de lhistoire, mais de la sociologie. Ce sont des événements qui nont toujours pas eu de finalité et dont on ne connaît pas encore les conséquences. Il appert que plusieurs éléments devraient être retirés dans cette partie. D’ailleurs, cela donnerait un coup de pouce, car le programme propo est trop chargé.

Il faut ajouter que, dans cette partie du programme, il y a une perte de la trame nationale. Il est impératif de revenir à l’essentiel des événements et de présenter les différents politiciens et leurs réalisations propres. De plus, les enseignantes et enseignants vivent une ception majeure, car ils souhaitent avoir du temps pour raconter et approfondir cette matière qui leur tient tant à cœur et pas seulement la survoler. Force est de constater que la lourdeur du programme provisoire ne permettra pas de faire ce qu’ils avaient escomp.

Évaluation

Une épreuve unique est souhaie en 4e secondaire pour donner un message clair aux adolescentes et adolescents du  Québec : apprendre notre histoire est un élément essentiel à une éducation de quali. Pour la 3e secondaire, elle pourrait prendre la forme dune épreuve prototype ou obligatoire.

Conclusion

Les enseignantes et enseignants ne veulent surtout pas être laissés à eux-mêmes lors de la mise en application du programme. Ils souhaitent pouvoir être accompags quant aux intentions pcises des réalis sociales, des thèmes et des connaissances à enseigner.