Histoire et mission

La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) est le plus important regroupement d’enseignantes et d’enseignants de commissions scolaires francophones. Connue sous son nom actuel depuis 1998, la FSE compte plus de 75 ans d’action syndicale, dont 25 ans en fédération.

La FSE - 25 ans d'action en Fédération !

Affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la FSE est formée de la plupart des syndicats d’enseignantes et d’enseignants de commissions scolaires du Québec et est associée à l’Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec, son homologue vis-à-vis des commissions scolaires anglophones.

La FSE compte plus de 60 000 membres. Elle a pour mission première de promouvoir, de développer et de défendre les intérêts professionnels, sociaux et économiques de ses membres.

Elle négocie auprès du gouvernement et des représentants patronaux des commissions scolaires les conditions de travail des enseignantes et enseignants. Pour ce faire, les syndicats locaux qui la composent lui assurent un lien direct et permanent avec les membres. La FSE peut donc s’instruire des besoins spécifiques à chacune des régions, à chacun des milieux et ainsi porter leurs revendications auprès du gouvernement.

La FSE voit aussi à la coordination de l’application de la convention collective en conseillant les syndicats affiliés. Elle leur assure ainsi une aide d’importance dans la négociation des dispositions locales de la convention collective. Enfin, la FSE traite au Comité national de concertation des questions relatives à la convention collective et spécifiques à l’un ou l’autre ou à l’ensemble des syndicats affiliés qu’elle représente.

Les activités de la FSE concernant les questions professionnelles sont aussi multiples, et c’est pour cela que les membres de la Fédération sont représentés partout où les intérêts et les droits des enseignantes et enseignants sont débattus. Elle intervient auprès du gouvernement, des fédérations patronales et des comités de parents dans les divers dossiers professionnels et au sein des différents groupes de travail des ministères concernés. Enfin, la FSE exerce aussi son leadership par sa participation à différentes activités de recherche.

Depuis sa création, nombreux sont les dossiers pour lesquels la FSE a exercé une influence déterminante.

• Les années 1990 ont notamment été marquées par d’importants gains dans la lutte contre la précarité en enseignement. C’est au cours de ces années que la FSE a obtenu la création des listes de priorité d’emploi pour l’obtention de contrats à temps partiel, l’obligation d’utiliser ces mêmes listes pour l’octroi de contrats à temps plein et plus de 1 000 nouveaux postes à temps plein à la formation générale des adultes et à la formation professionnelle.

• Le début des années 2000, quant à lui, a été marqué par le règlement sur l’équité salariale, qui a permis un rehaussement significatif de la rémunération du personnel enseignant. De plus, les rondes de négociations entreprises par la FSE ont permis de garantir davantage de services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.

• Plus récemment, la FSE a porté une attention particulière aux plaintes contre le personnel enseignant. Elle a aussi défendu les intérêts de ses membres et des élèves du Québec dans plusieurs dossiers d’actualité comme l’enseignement intensif de l’anglais, la maternelle 4 ans à temps plein en milieu défavorisé et l’entrée progressive au préscolaire. Enfin, la FSE a fait de la valorisation de la profession enseignante une véritable marque de commerce, notamment grâce à la populaire campagne Prof, ma fierté !

Les positions de la FSE

Toutes les positions défendues par la FSE sont adoptées à la majorité, même si le consensus est d’abord recherché. À chaque ronde de négociations, la plateforme de revendications est le fruit d’une vaste consultation dans les milieux. Cette façon de procéder n’est pas courante pour toutes les organisations syndicales, parce qu’elle est plus exigeante, mais elle permet de mieux connaître et de défendre les intérêts des membres.

La FSE s’est dotée de lieux tels que des comités et des groupes de travail pour susciter et approfondir la réflexion et développer son expertise sur les questions professionnelles. Les membres qui y siègent sont issus des syndicats locaux, tout comme ceux qui constituent le Conseil fédéral, l’instance suprême de la Fédération.

La Centrale des syndicats du Québec compte plus de 190 000 membres regroupés dans quelque 240 syndicats et œuvre principalement dans les secteurs de l’éducation, des services de garde, de la santé et des services sociaux, de même que dans les communications et les loisirs.

La CSQ a développé une expertise particulière dans les services de retraite ainsi qu’en santé et sécurité, notamment dans les dossiers de l’épuisement professionnel, de harcèlement psychologique, de violence et de santé mentale au travail. Elle est la seule organisation à se préoccuper autant de ces aspects négligés par la loi elle-même.