L'entente de principe 2015

L'entente de principe en 4 questions !

Cliquez ici pour consulter notre plus récent numéro de l'Info Négo!

Q – Pourquoi la FSE a-t-elle conclu une entente de principe le 14 décembre dernier ?

 

R – Tout simplement parce que nous sommes convaincus d’être allés au bout de l’exercice et que nous avons obtenu le maximum pour les enseignantes et enseignants que nous représentons dans la conjoncture ! Nous sommes très fiers d’avoir réussi à obtenir une bonification de notre convention collective, malgré un contexte de négociation défavorable.

La FSE et l’APEQ ont profité de tous les espaces disponibles pour faire progresser la négociation, et les travaux nous ont permis de tester les limites de la partie patronale sur tous les enjeux.

 

Q – La négociation devait-elle absolument se conclure avant les Fêtes ?

 

R –  Non. L’entente aurait pu survenir en septembre, tout comme il aurait été possible de poursuivre la négociation cet hiver.

Aurions-nous obtenu davantage ? Pour la FSE et l’APEQ, la réponse à cette question est non. Rien n’a été laissé au hasard, et notre équipe a profité du « momentum » d’un blitz final de plus de 23 heures de négociation sans interruption pour faire des gains appréciables, tout en minimisant les contreparties. Nous avons la sincère conviction d’être allés chercher le maximum pour nos membres dans le contexte, et ce, sans aucune concession d’importance !

De plus, pour faire des gains en négociation, un rapport de force est nécessaire. Nous estimons que celui-ci était à son maximum au moment du règlement.

 

Q – Est-ce vrai que l’entente de principe de la FSE correspond au statu quo ?

 

R – Non, pas du tout !

Même si beaucoup d’enseignantes et d’enseignants estimaient au lendemain du dépôt des offres patronales que le statu quo serait acceptable, la FSE et l’APEQ ont réussi à faire des gains considérables, en plus de faire tomber la totalité des odieuses demandes patronales.

Parmi les gains, notons la baisse du nombre d’élèves par classe au préscolaire 5 ans, l’ajout de 400 postes permanents à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes, ainsi que la bonification de 50 % des sommes allouées en soutien à la composition de la classe, notamment en ce qui concerne l’intégration des élèves en difficulté. La FSE a également obtenu la reconnaissance pleine et entière des six journées de maladie, qui deviennent toutes monnayables sans pénalité. Ce n’est pas rien !

 

Q – La mobilisation, lors de cette ronde de négociations, a été historique ! Cette mobilisation a-t-elle été utile ?

 

R – La mobilisation a joué un rôle déterminant ! La visibilité exceptionnelle dont a bénéficié la FSE au cours des derniers mois a mis une pression énorme sur le gouvernement. Cette mobilisation a fait de l’éducation l’enjeu le plus en vue des négociations du secteur public et a amené de nombreuses organisations citoyennes et militantes à réclamer du gouvernement qu’il fasse de l’éducation une véritable priorité.

En plus de forcer la partie patronale à reculer sur des demandes odieuses comme l’augmentation du nombre d’élèves par classe, la fin de la pondération systématique de certains élèves en difficulté et l’augmentation du nombre d’heures de présence obligatoire à l’école sans compensation, la mobilisation exemplaire des profs de la FSE a permis à la FSE et à l’APEQ d’obtenir une bonification de leur entente collective d’environ 60 millions de dollars, malgré le contexte défavorable d’austérité !

Par ailleurs, par l’entremise d’une lettre d’entente nationale, la FSE assurera le suivi des investissements de 80 M$ annoncés l’automne dernier par le gouvernement. La partie patronale a garanti à la FSE un investissement de 28M$ pour l’ajout de ressources enseignantes en vue de développer des classes de maternelles 4 ans, la prévention en lecture et en écriture au préscolaire et au premier cycle du primaire, un programme d’aide individualisée pour les élèves en difficulté du secondaire visant l’enseignement des mathématiques, du français et des sciences, de même que  la vitalité des villages.    

Bien que ces ajouts de ressources soient hors convention, la lettre d’entente fait partie de l’entente de principe. La FSE pourra assurer un suivi rigoureux des embauches et des affectations.