Les gains de la FSE

Au Québec, le syndicalisme enseignant possède une riche histoire de plus de 75 ans. Connue sous son nom actuel depuis 1998, la FSE a exercé, au cours des 26 dernières années, une influence déterminante dans de nombreux dossiers.

Les années 1990

Les années 1990 ont notamment été marquées par d’importants gains dans la lutte contre la précarité en enseignement.

C’est au cours de ces années que la FSE a obtenu la création des listes de priorité d’emploi pour l’obtention de contrats à temps partiel, ainsi que l’obligation d’utiliser ces mêmes listes pour l’octroi de contrats à temps plein. La Fédération a aussi négocié et obtenu la création de plus de 1 000 nouveaux postes à temps plein à la formation générale des adultes et à la formation professionnelle.

Les années 2000

Le début des années 2000, quant à lui, a été marqué par le règlement sur l’équité salariale, qui a permis un rehaussement significatif de la rémunération du personnel enseignant.

La FSE a aussi obtenu, à la suite d’un effort de longue haleine, la création d’environ 4 000 postes d’enseignantes et d’enseignants à temps plein, grâce à la diminution du nombre d’élèves par groupe et à l’instauration de la maternelle à temps plein.

De plus, les rondes de négociations entreprises par la FSE ont permis de garantir davantage de services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Au total, la FSE a obtenu plus de 100 millions de dollars de façon récurrente pour l’ajout de ressources aux élèves en difficulté. Cette somme colossale a notamment permis l’ajout de personnes-ressources en orthopédagogie et en enseignement ainsi que l’ajout de services de soutien à la composition de la classe.

2015

La négociation nationale de 2015 a donné lieu à une mobilisation historique en éducation, qui a permis à la FSE d'obtenir un règlement satisfaisant pour ses membres, malgré un contexte politique difficile. 

En plus de faire tomber la totalité des odieuses demandes patronales, la FSE a réalisé des gains appréciables. Parmi ceux-ci, notons la baisse du nombre d’élèves par classe au préscolaire (4 et 5 ans), l’ajout de 400 postes permanents à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes, ainsi que la bonification de 50 % des sommes allouées en soutien à la composition de la classe, notamment en ce qui concerne l’intégration des élèves en difficulté. La FSE a également obtenu la reconnaissance pleine et entière des six journées de maladie, qui deviennent toutes monnayables sans pénalité. Ce n’est pas rien !

Un travail continu!

En plus de ces ajouts considérables, la FSE accorde une attention particulière aux plaintes portées contre le personnel enseignant. Elle défend aussi les intérêts de ses membres et des élèves du Québec dans plusieurs dossiers d’actualité, comme l’enseignement intensif de l’anglais, la maternelle 4 ans à temps plein en milieu défavorisé et l’entrée progressive au préscolaire, pour ne nommer que ceux-là.